Il est vrai que c'est un sentiment inexplicable. Il est vrai que écrire des pages et des pages sur notre histoire est inutile. Mais, peut être bien, qu'au fond, ca me fait du bien ? Remarque, tu ne le sais pas. C'est en période de fête que ton image se dessine plus nettement dans ma tête. A quoi bon ? Il est vrai que je devrais te remercier, mais je ne le ferais pas. Le simple fait de penser que tu m'as abandonnée empêche que je te pardonne un jour. Qu'elle égoïste je fais ! Je suis juste effrayée, seule. La solitude me fait peur tu sais. Et toi, tu me laisses. Sans remords peut être. Mais ça, ça je ne le saurais jamais non plus. Je me suis forgée mon monde, ma vie..sans toi. Les débuts ont été difficiles, si tu savais. Puisque tu sais bien, que dans la famille, personne n'écoute personne et que le mot egoïsme et notre famille, est un pléonasme. Quand on est une gamine de 11 ans, qu'est ce qu'on s'en fou des pleurs, des cris, des sanglots ? C'est passager. C'est normal qu'elle soit triste cette petite Solène. Ca lui passera. Mais, est ce qu'ils savaient ce que tout ça a engendrer. Est ce qu'ils ont prit la peine d'y réfléchir ? Non. C'est sûr qu'une dépression pour une gamine, ça parait abstrait. Mon identité je l'ai construite à travers des souvenirs. Dur pour une gamine me diras tu. Je suis impulsive, excessive et trop sensible. A cause, grace ? a toi. J'ai peur de la déception. Peur que mes illusions restent telles quelles. La confiance restait un concept éphémère et innefficace, tu sais. Puisque, mon seul repère, mon seul amour, mon seul ami, lui, il m'avait trahit, abandonnée, laissée.Il paraît que tu vis en moi ? C'est alors toi qui m'apporte mes peines ? Mes regrets ? L'éternel regret de ne jamais t'avoir dis combien je t'aimais ? J'espère qu'aujourd'hui tu le sais. L'éspérance. Tu es parti. Mais pour trouver quoi ? Mieux...? Mieux que moi ? Qu'elle égocentrique je fais la ! Et si le paradis n'existe pas ? Je ne me suis jamais posée autant de questions que lorsque tu es parti. C'était ma faute. C'était notre faute. Une envie de meutre dans le coeur d'une fillette... Tuer celle qui t'avais donné la vie, mais qui te l'avais retirée aussi. Tuer ceux qui t'avais détruit. Tu sais, j'en aurais été capable. Surtout cette femme, sous son parapluie noir au regard sombre et humide. Cette femme que les miens haïssais tant. Je comprend maintenant. " Tu sais, il t'aimait beaucoup. " Ou comment le diable personnifié a fait résonner cette phrase, que j'entend encore... Oh.. tu m'as guéris de Nirvana. Tu sais, tous les jeunes maintenant, souvent les pseudos rebelles qui veulent faire grands et qui écoutent du rock, m'en parle. Comme si ce groupe était le messie. Qu'ils aillent se faire foutre. Comment aimer un groupe qui pronait le suicide ? Comment aimer un groupe, dont le CD tournait en boucle chez toi, sans toi..? D'ailleurs, tu m'as oublié. Rien. Tu n'as rien laissé. Même pas une lettre, un mot. Rien. Juste ton sang. Ton sang, plein d'espoir et d'espèrance qui partait de ton corps, ton si beau corps. Et voilà. Ce n'est que maintenant que des petites perles salées se mettent a roulées sur mes joues chaudes. Pourtant, j'essaie d'être forte. Pour toi. Je ne saurais jamais devenue ce que je suis aujourd'hui sans toi. Sans celui qui m'a fait aimer la vie et découvrir le vrai sens du mot ' famille '. Je t'aime. Je t'aime tant. Et même l'éternité serai trop courte, pour te l'exprimer vraiment...